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Une caisse commune de solidarité : Saint Roch  -  par   ASEPE

Ces informations ont été recueillies par Mme Rémy auprès de M. Désiré Bouteille en août 2014.

Une caisse commune de solidarité :
Saint Roch

A la foire de la Saint Roch, la moitié des propriétaires du Petit Puy venaient avec une brebis au hameau.

Ils se réunissaient sur le terre-plein, à côté de la chapelle, autour d’une grande dalle plate, dite « Pierre de Saint Roch », qui est, par ailleurs, encore en place de nos jours.

Des numéros étaient déposés dans une casquette, et un tirage au sort déterminait le nom du propriétaire qui serait en charge de la brebis de « Saint Roch ».

Chacun maintenait sa brebis entre les jambes pour que puisse être vérifié par tous les assistants son état sanitaire (absence de gale, d’infirmité, etc…).

On ne voulait pas se charger d’une brebis galeuse (au sens propre !).

Le propriétaire tiré au sort avait pour charge d’entretenir et d’engraisser 3 la brebis dont l’agneau, marqué à l’oreille d’un SRK (Saint Roch), serait vendu au profit de la communauté. L’agneau était pesé (petite taxe à payer) sur la balance publique à Embrun à côté de l’abattoir, et ensuite vendu.

Le reçu provenant de la vente était ensuite inscrit dans le livre de comptes tenu par un Secrétaire.

Une moitié du prix revenait à l’éleveur, l’autre moitié allait à la caisse de Saint Roch.

Cette somme devait permettre, de payer l’alambic, le pressoir, les frais de corbillard pour les enterrements et la Messe de la Saint Roch le 16 août.

Ce jour-là il y avait messe à la chapelle suivie de prières pour d’abondantes moissons et de bonnes récoltes.

Le curé collectait le denier du culte (une journée d’ouvrier), puis allait prendre son repas, toujours offert par un habitant.

L’argent de la quête récolté dans un plat d’étain, était soigneusement 5 compté, en présence de témoins, sur la dite pierre.

Je me souviens très bien que M. Bouteille était toujours chargé de la quête à la fin de la messe et remerciait chaque don par un « Dieu vous le rende » très sonore, qui nous amuse encore.

C’est dans les années soixante-dix que cette tradition s’est éteinte.

Par rapport aux critères d’aujourd’hui, les sommes en jeu ne devaient pas être bien importantes, d’autant que les revenus des agriculteurs du 6 hameau étaient modestes et les dons en conséquence.

Pour exemple, le plus gros propriétaire du Petit Puy, qui était sans doute M. Gilly aux Terrasses, n’avait qu’un troupeau de quarante têtes !

Il y a toujours une association st Roch à Embrun, elle s’occupe des Ephad et de l’hôpital. 

Initialement, pour les fêtes de la St Roch, il y avait une neuvaine de messes, c’est-à-dire neuf jours de messe.

St Roch était invoqué lors des épidémies de peste, mais aussi lors des sècheresses, pour faire venir la pluie, c’est aussi le patron des malades

Il y a notamment un autel St Roch à Embrun dans l’absidiole sud (Chapelle St Martin) sur l’emplacement des anciens autels St Joseph, St Michel et St Martin, et une chapelle St Roch au lac de  Siguret sur la commune de St André. 
On peut voir sa statue dans le jardin de l’Hôpital d’Embrun et aussi dans la chapelle du lac de Siguret (l’ancienne réserve de
capes des archevêques d’Embrun).

Siguret_StRoch_4.jpg

 La chapelle Saint-Roch, petit édifice cultuel est surmontée d'un petit clocheton en pierre planté d'une croix. Elle est érigée sur un tertre rocheux et surplombe le lac de Siguret, lac d'origine glaciaire qui fait partie des quelques lacs sacrés des Hautes-Alpes.

 La Chapelle surplombe le lac de Siguret et ses champs qui l'encerclent depuis sa petite bute. Elle a été construite en 1630 en pleine période de peste dans les Hautes-Alpes, et est donc logiquement consacrée à Saint-Roch, le patron des pestiférés. Ensuite, elle subit les différents conflits du territoire : détruite en 1692 par les troupes du duc de Savoie Victor-Amédée II qui venait de prendre Embrun en août, reconstruite en 1720 suite à une épidémie de peste, puis en 1849, la dernière fois en 1978 où elle fut recouverte d'un toit en bardeaux de mélèze.

A l'intérieur, Saint-Roch avec son chien est bien sûr présent (Saint-Roch, après avoir soigné et guéri de nombreux pestiférés, attrapa lui-même la peste et s'isola dans la forêt : il survécut grâce à son chien qui allait voler de la nourriture pour le nourrir). 

Siguret_StRoch_1.jpg

Ces informations ont été recueillies par Mme Rémy auprès de M. Désiré Bouteille en août 2014.

Une caisse commune de solidarité :
Saint Roch

A la foire de la Saint Roch, la moitié des propriétaires du Petit Puy venaient avec une brebis au hameau.

Ils se réunissaient sur le terre-plein, à côté de la chapelle, autour d’une grande dalle plate, dite « Pierre de Saint Roch », qui est, par ailleurs, encore en place de nos jours.

Des numéros étaient déposés dans une casquette, et un tirage au sort déterminait le nom du propriétaire qui serait en charge de la brebis de « Saint Roch ».

Chacun maintenait sa brebis entre les jambes pour que puisse être vérifié par tous les assistants son état sanitaire (absence de gale, d’infirmité, etc…).

On ne voulait pas se charger d’une brebis galeuse (au sens propre !).

Le propriétaire tiré au sort avait pour charge d’entretenir et d’engraisser 3 la brebis dont l’agneau, marqué à l’oreille d’un SRK (Saint Roch), serait vendu au profit de la communauté. L’agneau était pesé (petite taxe à payer) sur la balance publique à Embrun à côté de l’abattoir, et ensuite vendu.

Le reçu provenant de la vente était ensuite inscrit dans le livre de comptes tenu par un Secrétaire.

Une moitié du prix revenait à l’éleveur, l’autre moitié allait à la caisse de Saint Roch.

Cette somme devait permettre, de payer l’alambic, le pressoir, les frais de corbillard pour les enterrements et la Messe de la Saint Roch le 16 août.

Ce jour-là il y avait messe à la chapelle suivie de prières pour d’abondantes moissons et de bonnes récoltes.

Le curé collectait le denier du culte (une journée d’ouvrier), puis allait prendre son repas, toujours offert par un habitant.

L’argent de la quête récolté dans un plat d’étain, était soigneusement 5 compté, en présence de témoins, sur la dite pierre.

Je me souviens très bien que M. Bouteille était toujours chargé de la quête à la fin de la messe et remerciait chaque don par un « Dieu vous le rende » très sonore, qui nous amuse encore.

C’est dans les années soixante-dix que cette tradition s’est éteinte.

Par rapport aux critères d’aujourd’hui, les sommes en jeu ne devaient pas être bien importantes, d’autant que les revenus des agriculteurs du 6 hameau étaient modestes et les dons en conséquence.

Pour exemple, le plus gros propriétaire du Petit Puy, qui était sans doute M. Gilly aux Terrasses, n’avait qu’un troupeau de quarante têtes !

Il y a toujours une association st Roch à Embrun, elle s’occupe des Ephad et de l’hôpital. 

Initialement, pour les fêtes de la St Roch, il y avait une neuvaine de messes, c’est-à-dire neuf jours de messe.

St Roch était invoqué lors des épidémies de peste, mais aussi lors des sècheresses, pour faire venir la pluie, c’est aussi le patron des malades

Il y a notamment un autel St Roch à Embrun dans l’absidiole sud (Chapelle St Martin) sur l’emplacement des anciens autels St Joseph, St Michel et St Martin, et une chapelle St Roch au lac de  Siguret sur la commune de St André. 
On peut voir sa statue dans le jardin de l’Hôpital d’Embrun et aussi dans la chapelle du lac de Siguret (l’ancienne réserve de
capes des archevêques d’Embrun).

Siguret_StRoch_4.jpg

 La chapelle Saint-Roch, petit édifice cultuel est surmontée d'un petit clocheton en pierre planté d'une croix. Elle est érigée sur un tertre rocheux et surplombe le lac de Siguret, lac d'origine glaciaire qui fait partie des quelques lacs sacrés des Hautes-Alpes.

 La Chapelle surplombe le lac de Siguret et ses champs qui l'encerclent depuis sa petite bute. Elle a été construite en 1630 en pleine période de peste dans les Hautes-Alpes, et est donc logiquement consacrée à Saint-Roch, le patron des pestiférés. Ensuite, elle subit les différents conflits du territoire : détruite en 1692 par les troupes du duc de Savoie Victor-Amédée II qui venait de prendre Embrun en août, reconstruite en 1720 suite à une épidémie de peste, puis en 1849, la dernière fois en 1978 où elle fut recouverte d'un toit en bardeaux de mélèze.

A l'intérieur, Saint-Roch avec son chien est bien sûr présent (Saint-Roch, après avoir soigné et guéri de nombreux pestiférés, attrapa lui-même la peste et s'isola dans la forêt : il survécut grâce à son chien qui allait voler de la nourriture pour le nourrir). 

Siguret_StRoch_1.jpg

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Publié le 08/06/2022 18:29   | |    |


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