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Quand César traverse Embrun ...  -  par   Bernard_Brabant

Eux aussi sont passés par Embrun

► Quand César traverse Embrun à la tête de 25 000 légionnaires .

En 58 avant J-C, Jules César veut arrêter les Helvètes qui ont pénétré en Gaule. Sur son itinéraire entre le Mont Genèvre et le col de Cabre, il y a Embrun qui s’appelait alors Eburodunum.

Le proconsul Jules César est un homme pressé. Il veut arrêter les Helvètes du côté de la Saône. D’Italie, il part avec 5 légions et prend le chemin le plus court « iter proximus ». Il passe par Montgenèvre et se dirige vers l’actuelle Batie-Neuve qui marque l’entrée du pays des Vocongues.

Cet évènement a été relaté dans le livre « Embrun et l’Embrunais à travers l’histoire » du général Jacques Humbert (*). En homme du métier, celui-ci calcule qu’avec les mauvais chemins étroits (la voie Domitienne n’existe pas encore), c’est une colonne qui s’étend sur 60 km. Quand César arrive à Embrun, l’arrière-garde est encore du côté de Montgenèvre. Il faut ajouter tous les petits métiers plus ou moins nobles qui accompagnent les troupes dans leur déplacement et qui doivent rallonger la cohorte. On imagine les dégâts dans le pays.

Les hommes avancent à marche forcée, 27 km par jour. Un exploit, note Jacques Humbert. Car en plus des chemins inadaptés, ils subissent les attaques des Caturiges, les tribus locales dont Chorges a tiré son nom. Ils se battent entre Prelles et La-Roche-de-Rame. Dans ses mémoires « la guerre des Gaules », Jules César évoque la résistance de ces Caturiges « qui interdisaient les passages en occupant les hauts ». Cela ne le retarde pas.

Le calcul est simple, durant au moins 3 jours les habitants verront passer une longue cohorte. Une file de soldats, de civils, d’esclaves, d’animaux portant des cavaliers et des vivres, tirant armes et charriots lourds de matériel.

Quelques années plus tard, les Caturiges sont soumis. Pas rancunier leur roi Cottius devient préfet et sous le contrôle des Romains, il travaille dur pour réaliser une voie facilement praticable, qui fera partie de la via Domitia. Vers 18 avant J-C, Strabon décrit cette voie comme « facile au printemps, boueuse et coupée par les eaux en hiver ». C’est dans ce texte qu’est pour la première fois fait mention d'Eburodunum.

Bernard Brabant

(*) Le livre « Embrun et les Embrunais à travers l’histoire» du Général Jacques Humbert édité en 1972 peut être emprunté à la bibliothèque d’Embrun.

JulesCesardetoure_redimensionner.jpg

Si pour Hannibal, on n’est pas certain de son passage,
il n’y a pas de doute avec celui qui était encore le proconsul des Gaules César. On connaît son itinéraire et s’il ne parle pas précisément d’Embrun, il rapporte dans ses mémoires le harcèlement des Caturiges sur ses troupes.

Eux aussi sont passés par Embrun

► Quand César traverse Embrun à la tête de 25 000 légionnaires .

En 58 avant J-C, Jules César veut arrêter les Helvètes qui ont pénétré en Gaule. Sur son itinéraire entre le Mont Genèvre et le col de Cabre, il y a Embrun qui s’appelait alors Eburodunum.

Le proconsul Jules César est un homme pressé. Il veut arrêter les Helvètes du côté de la Saône. D’Italie, il part avec 5 légions et prend le chemin le plus court « iter proximus ». Il passe par Montgenèvre et se dirige vers l’actuelle Batie-Neuve qui marque l’entrée du pays des Vocongues.

Cet évènement a été relaté dans le livre « Embrun et l’Embrunais à travers l’histoire » du général Jacques Humbert (*). En homme du métier, celui-ci calcule qu’avec les mauvais chemins étroits (la voie Domitienne n’existe pas encore), c’est une colonne qui s’étend sur 60 km. Quand César arrive à Embrun, l’arrière-garde est encore du côté de Montgenèvre. Il faut ajouter tous les petits métiers plus ou moins nobles qui accompagnent les troupes dans leur déplacement et qui doivent rallonger la cohorte. On imagine les dégâts dans le pays.

Les hommes avancent à marche forcée, 27 km par jour. Un exploit, note Jacques Humbert. Car en plus des chemins inadaptés, ils subissent les attaques des Caturiges, les tribus locales dont Chorges a tiré son nom. Ils se battent entre Prelles et La-Roche-de-Rame. Dans ses mémoires « la guerre des Gaules », Jules César évoque la résistance de ces Caturiges « qui interdisaient les passages en occupant les hauts ». Cela ne le retarde pas.

Le calcul est simple, durant au moins 3 jours les habitants verront passer une longue cohorte. Une file de soldats, de civils, d’esclaves, d’animaux portant des cavaliers et des vivres, tirant armes et charriots lourds de matériel.

Quelques années plus tard, les Caturiges sont soumis. Pas rancunier leur roi Cottius devient préfet et sous le contrôle des Romains, il travaille dur pour réaliser une voie facilement praticable, qui fera partie de la via Domitia. Vers 18 avant J-C, Strabon décrit cette voie comme « facile au printemps, boueuse et coupée par les eaux en hiver ». C’est dans ce texte qu’est pour la première fois fait mention d'Eburodunum.

Bernard Brabant

(*) Le livre « Embrun et les Embrunais à travers l’histoire» du Général Jacques Humbert édité en 1972 peut être emprunté à la bibliothèque d’Embrun.

JulesCesardetoure_redimensionner.jpg

Si pour Hannibal, on n’est pas certain de son passage,
il n’y a pas de doute avec celui qui était encore le proconsul des Gaules César. On connaît son itinéraire et s’il ne parle pas précisément d’Embrun, il rapporte dans ses mémoires le harcèlement des Caturiges sur ses troupes.

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Publié le 16/02/2021 17:05   | |    |


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