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Extrait du livre de Jean VANDENHOVE :
"Quatre siècles d'enseignement secondaire à Embrun" 

Tous droits réservés Jean Vandenhove

Chapître VIII

L'ENSEIGNEMENT TECHNIQUE A EMBRUN

Les sœurs Visitandines d'Embrun avaient fait élever au XVIIIe siècle dans leur couvent une "muraille" où elles avaient fait construire un réfectoire pour les demoiselles pensionnaires, avec trois cellules. Plus tard, au XIXe siècle, les religieuses de saint Augustin Puis les trinitaires avaient à l'hospice trois salles "ou elles enseignaient gratuitement aux jeunes filles pauvres de la ville". Il s'agissait surtout d'enseignement ménager, et religieux. Dès 1906, l'Ecole Primaire Supérieure de Filles avait inclus dans son enseignement ses cours de cout ure, de coupe, de ménage, etc… L'E.P.S de garçons avait un cours professionnel pour le bois et pour le fer.

UN ETABLISSEMENT D'ENSEIGNEMENT TECHNIQUE DANS L'ANCIEN ARCHEVECHE  (1942-1979)

C'est en 1942, à partir d'un centre de jeunesse et de la politique en faveur de l'enseignement technique lancée par le gouvernement de Vichy, qu'a été créé le Centre Alpin du Bois.

Il a été installé dans les locaux vétustes de l'ancien archevêché, Ce bâtiment quadrangulaire surmonté par la Tour Brune, ancien donjon des archevêques (1942-1979), avait été utilisé après la révolution de 1789 comme caserne (caserne Delaharpe). Une partie des bâtiments côté nord abritait la brigade Gendarmerie Nationale. Pendant la première guerre mondiale, les locaux avaient servi d'hôpital pour des prisonniers allemands blessés ou malades, soignés par des médecins allemands prisonniers aussi, ramenés du camp de Montdauphin Fort. Dès l'occupation d'Embrun par les allemands en 1943, la gendarmerie était surveillée ; les gendarmes sont d'ailleurs partis dans le maquis. Un jour où les nazis avaient bouclé le quartier pour contrôler la gendarmerie, un fonctionnaire du centre Alpin du Bois avait insisté pour franchir le barrage : il avait peur que le centre soit aussi fouillé ; le moniteur avait dans sa chambre des exemplaires des cahiers (clandestins) de Témoignage Chrétien ; il s'est empressé de les cacher dans les combles de l'ancien archevêché.

Sous le régime du maréchal Pétain, les matins, les élèves assistaient au lever des couleurs dans la cour du Centre Alpin du Bois.

Devenu Centre d'Apprentissage, puis collège d'Enseignement Technique (C.E.T.), l'établissement était orienté vers les métiers du bois.

Page 99 @ Jean Vandenhove

En 1974, il comprenait :

  • Une section menuiserie, préparant au C.A.P. en trois ans,
  • Une section charpente-bois, préparant au C.A.P. en trois ans,
  • Une section électricien d'équipement préparant au B.E.P. en deux ans.

Le corps des professeurs, homogène, était stable : il s'agissait de haut-alpins, ou d'enseignants venus d'ailleurs mais qui se fixaient à Embrun, à cause de son climat.

Le surveillant général M. Allix, n'a pris sa retraite qu'après la construction du nouveau lycée à la Robéyère. Le proviseur, M. Marimbert, dirige l'établissement depuis de nombreuses années.

Les élèves provenaient en général des classes de cinquième des collèges (C.E.S. et C.E.G.) et à partir de 1974, des classes C.P.P.N. (Classes Prè-professionnelles de Niveau). La section électricité recrutait des élèves à la fin de la troisième. Les élèves pour la plupart fils d'agriculteurs ou de professionnels du bois, étaient originaires pour les trois quarts de la région Embrun-Briançon.

La situation d'Embrun au milieu de la zone forestière, donc de la zone d'exploitation et de transformation du bois, permettait des visites de chantiers, parfois l'exécution de chantiers réels à la demande de clients, et le placement des élèves à la fin de leur scolarité. Ce placement était facilité par la création de débouchés nouveaux : stations de ski, et construction de nombreuses résidences secondaires au plan d'eau d'Embrun.

L'effectif des élèves variait de 130 à 140 élèves.

Mais les locaux n'étaient plus conformes aux normes de sécurité ; de plus ils étaient mal adaptés : il avait fallu construire dans la cour des bâtiments préfabriqués qui abritaient les services administratifs et la salle des professeurs. Les risques d'incendie étaient la terreur de tous et on avait fait des exercices d'évacuation sous la direction du corps de sapeurs-pompiers. La suppression du C.E.T. était donc à craindre.

En 1974 un dossier d'installation dans les bâtiments neufs est présenté au ministère de l'Education Nationale. Une enquête avait été faite en 1973 auprès de l'Ecole Suisse du Bois, créée en 1952, qui avait été conçue de façon très fonctionnelle.

Page 100 @ Jean Vandenhove

LE NOUVEAU LYCEE PROFESSIONNEL A LA ROBEYERE

C'est en 1979 qu'élèves et fonctionnaires du Lycée d'Enseignement Professionnel, devenu depuis peu Lycée Professionnel, occupent les nouveaux locaux.

Le cadre est splendide, les deux bâtiments sont installés au milieu de dix mille mètres carrés d'espace verts plantés de sept cents arbres ou arbustes et mille osiers.

Les ateliers d'une superficie au sol de de trois mille mètres carrés sont clairs et fonctionnels.

Le second bâtiment abrite l'enseignement général, la demi-pension et l'internat, l'administration et l'infirmerie. L'internat est constitué de deux blocs en forme d'étoile, sur trois niveaux evec à chaque niveau douze chambres à quatre lits.

L'enseignement doit constamment s'adapter aux formes nouvelles de la vie professionnelle. C'est ainsi que les C.A.P. de menuiserie, de charpente et d'ébénisterie en trois ans, ne reçoivent plus d'élèves à partir de septembre 1987, de même pour les B.E.P. bois et charpente. Par contre, dès 1974, le C.A.P ou le B.E.P. charpente avaient une formation complémentaire débouchant sur le monitorat de ski alpin, enseignement très intéressant pour des jeunes originaires pour la plupart de la zone de montagne et pouvant ainsi prétendre à une pluriactivité que la loi sur la montagne votée en 1985, avait enfin institutionalisée.

Devant les résultats encourageants, un B.E.P. Bois et matériaux associés, avec deux dominantes, menuiserie et S.O.C. (Structure, Ossature, Charpente), est créé pour les jeunes sortant de troisième, deux ans pour la filière normale, et trois ans pour ceux qui préparent en plus le Brevet d'Etat Sportif premier degré de ki alpin.

Un brevet de technicien Construction et Aménagement d'Ensembles, en deux ans, est proposé aux meilleurs élèves titulaires du B.E.P. des métiers du bois.

Longtemps réservé aux garçons, l'établissement recrute depuis peu des jeunes filles.

Un foyer socio-éducatif regroupe de nombreuses activités : des sports collectifs et individuels (dont le ski et les sports nautiques) sont organisés dans l'établissement.

Page 101 @ Jean Vandenhove


Date de création : 12/04/2019
Catégorie : - Histoire
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